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Karl Olive,
Maire de Poissy,
Vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise
Vice-président du Conseil départemental des Yvelines

 

Cher M. Alain Boucher, Président de l’association les amis de l’Olivier, Président du Conseil presbytéral

Chère Mme Virginie Moyat, Pasteure de Poissy,

Cher M. Mendy Serfati, Rabbin de Poissy,

Chère Mme Estrella Raguin, Membre de la Communauté Juive

Cher M. Mamadou Fainke, Président du Collectif musulman de Poissy,

Cher Père Courtois, Curé de Poissy,

Mesdames, Messieurs les élus,

Mesdames, Messieurs les membres de l’association “les amis de l’Olivier” 

Mesdames, Messieurs,

Cher Pisciacaises et Pisciacais,

 

« Si vous croyez vraiment à la laïcité, vous devez respecter toutes les autres traditions, parce que des millions de personnes suivent ces traditions. Puisque nous devons respecter tous les êtres humains, l’humanité entière, il faut donc respecter leurs conceptions et leur foi. Y compris les non-croyants. C’est également leur droit de ne pas croire ».

Ces paroles du Dalaï-Lama illustrent parfaitement les notions de respect, et d’égalité que notre belle République sait faire rayonner.

Ici à Poissy, depuis deux ans, nous avons souhaité pouvoir rassembler régulièrement l’ensemble des cultes. Je revois le père Courtois faire la connaissance de Mamadou Fainke. C’était en mairie, en février 2015. Ils habitent la même ville, se croisaient, mais ne se connaissaient pas. Aujourd’hui, ils ne se quittent plus… ou presque ! Je revois le pasteur Virginie la semaine dernière déguster une corne de gazelle avec nos amis musulmans pour fêter l’aïd. Je revois Mendy le rabbin prendre la main d’Alain le protestant aux moments des Hommages de Charlie Hebdo.

Oui, ici nous écrivons Laïcité et Tolérance en lettres majuscules

La tolérance consiste à respecter toutes les écoles, tous les partis. Nous devons respecter les opinions, les croyances qui ne sont pas les nôtres.

Les respecter ; qu’est-ce à dire ? Il ne suffit pas de penser qu’elles sont respectables : la tolérance n’est pas une idée ; …C’est une manière de vivre ; 

La tolérance, c’est une vertu. 

L’homme tolérant n’a pas recours à la force pour changer les opinions de ses semblables. Il ne persécute personne.

Pourquoi l’homme tolérant considère-t-il comme un devoir de respecter les idées qui ne sont pas les siennes ? C’est que la diversité des opinions et des croyances manifeste à ses yeux la liberté des consciences et que cette liberté il la tient pour sacrée.

Toute la dignité de l’homme consiste en la pensée libre ; ce serait offenser cette dignité que d’empêcher un homme de remplir sa fonction proprement humaine, c’est-à-dire, de penser librement. 

La tolérance doit être réciproque. 

A Poissy comme ailleurs, il est un principe inaliénable que de respecter nos semblables dans leurs convictions à la condition qu’ils nous respectent dans les nôtres. Seule la tolérance ainsi comprise, ainsi définie, peut assurer à la société le bienfait de la paix morale qui nous fait tellement défaut. Si l’on cherche cette paix dans l’uniformité d’un dogme imposé du dehors à tous les esprits, on ne pourra l’établir qu’au prix d’une longue lutte, de persécutions cruelles, de guerre civile ; voyez quelles traces indélébiles laissent l’intolérance dans notre histoire !

Le seul moyen d’aboutir à une paix, à une union vraiment solide, ce n’est donc pas d’imposer aux consciences l’orthodoxie d’une croyance toute faite, mais de permettre à chacune de chercher librement la vérité.

Nous ne rencontrons pas sur les places publiques, de bûchers allumés pour punir ceux dont le crime consiste à penser autrement qu’un grand nombre de leurs semblables. L’insulte, la calomnie, le mensonge, l’hypocrisie ne sont-ils  la réussite des faibles, des loups solitaires et des ennemis de la tolérance. Ils sont plus à plaindre qu’à blâmer.

Oui, mesdames, messieurs, l’homme est sacré pour l’homme, les consciences sont libres. Nous mettons un point d’honneur à respecter leur liberté, leur pensée et leur croyance !…

Ce Jardin de l’Olivier, je l’ai imaginé en 2012 au cours d’une visite d’un lieu semblable lors d’un été en Turquie, et oui, en Turquie,  avec mon épouse.

Ce jardin de l’Olivier, nous l’avons façonné ensemble avec vous, chers amis représentants des cultes, avec mes amis Gilles Djeyaramane, délégué au cadre de vie et Alain Boucher, président de l’association. Je vous en remercie du fond du cœur.

Je veux aussi avoir une pensée pour notre ami Bernard Matthéis. Lors de notre dernier périple à Pirmasens en mai dernier, notre maire jumeau allemand nous a offerts cet Olivier, symbole de longévité et d’espérance. Nous veillerons à le protéger ensemble, nous veillerons à le faire grandir ensemble. Comme les parents veillent sur leur enfant pour lui offrir un monde meilleur.

Le jardin de l’olivier, c’est la tolérance,

Le jardin de l’olivier c’est la fraternité,

Le jardin de l’olivier, c’est Poissy