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Karl Olive,
Maire de Poissy,
Vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise
Vice-président du Conseil départemental des Yvelines

 

Monsieur le Conseiller général,

Mesdames et Messieurs les Elus,

Mesdames et Messieurs les Porte-Drapeaux,

Mesdames et Messieurs,

Le 8 juillet 1943 disparaissait Jean Moulin victime des tortures infligées par les Nazis. Par ses actions, ses rebellions, Jean Moulin est devenu l’un des héros de la résistance, l’un des héros de la France libre dans laquelle nous avons chacun d’entre nous la chance de vivre aujourd’hui. Souvenons-nous de Jean Moulin. Alors Préfet d’Eure et Loir, Jean Moulin est révoqué par le régime de Vichy en 1940. Jean Moulin rejoint Londres en septembre 1941, par ses propres moyens, en passant par l’Espagne et le Portugal sous le nom de Joseph Jean Mercier. A son arrivée, Charles de Gaulle le reçoit. Jean Moulin lui dresse alors un portrait de l’état de la Résistance en France et de ses besoins. Misant sur l’ambiCon et les capacités de réseau de Jean Moulin, Charles de Gaulle le charge d’unifier les mouvements de résistance et tous leurs différents services sur le territoire français et notamment le plus important d’entre eux, le mouvement Combat dirigé par Henri Frenay, afin d’en faire une armée secrète chaperonnée par les forces françaises libres complètement placée sous les ordres de Jean Moulin. Le 14 février 1943, Jean Moulin va à Londres rendre compte de sa mission à Charles de Gaulle qui , à cette occasion, le décore de la Croix de la Libération . Jean Moulin rentre en France le 21 mars 1943, chargé de créer le Conseil National de la Résistance. La première réunion en séance plénière du Conseil National de la Résistance se tient à Paris, le 27 mai 1943. Ce jour-là, Le Conseil National de la Résistance reconnaît en Charles de Gaulle le chef légitime du gouvernement français.

La suite, tout le monde, malheureusement, la garde en mémoire. Jean Moulin est arrêté le 21 juin 1943 à Calluire. Il est interné avec les autres responsables de la Résistance à la prison Montluc, à Lyon. Après avoir été identifié, il est conduit chaque jour au siège de la Gestapo à Lyon afin d’être interrogé et torturé par le chef de la Gestapo, Klaus Barbie. Il est ensuite transféré à la Gestapo de Paris. Il mourra de ses blessures le 8 juillet 1943 en gare de Metz, dans le train Paris-Berlin qui le conduisait en Allemagne. En ce jour où nous commémorons la résistance, je voudrais rendre hommage aux trois résistants pisciacais fusillés par les Allemands le 21 août 1944 - Jean-Claude Mary, - Georges Constanti - Louis Lemelle Leurs actions comme celles de Jean Moulin n’auront pas été vaines. Le travail si essentiel permettra à la résistance française de poursuivre ses actions et d’atteindre son but : la libération de la France. Souvenons-nous des mots d’André Malraux lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon le 19 février 1964. « Comme Leclerc entra aux Invalides, avec son cortège d’exaltation dans le soleil d’Afrique, entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé ; Avec tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; Avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres. Entre, avec le peuple né de l’ombre et disparu avec elle — nos frères dans l’ordre de la Nuit... Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n’avaient pas parlé ; Ce jour-là, elle était le visage de la France... »

Vive la République, Vive la France !