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Karl Olive,
Maire de Poissy,
Vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise
Vice-président du Conseil départemental des Yvelines

 

Monsieur le Conseiller régional,

Monsieur le Conseiller général, Cher Jean-François,

Mesdames et Messieurs les Elus,

Mesdames et Messieurs les Porte-Drapeaux,

Mesdames et Messieurs,

Chères Pisciacaises, Chers Pisciacais,

Ce mardi 11 novembre 2014 sera à marquer d’une pierre blanche dans l’agenda de notre année… Comme vous le savez, la mission du centenaire nous permet entre 2014 et 2018 de saluer la mémoire de nos soldats morts pour la France au cours de la 1ère guerre mondiale. Nous leur avons, ce matin, rendu hommage, à la fois au monument aux Morts du cimetière de la Tournelle et dans la traditionnelle cérémonie du Parvis de l’Hôtel de Ville. 1914/2014. 100 ans. Cela paraît loin et tellement proche à la fois. Les tumultes et l’horreur de la guerre sont loin. Mais la peur, les privations, l’horreur des tranchées, les gueules cassées, la mort resteront dans notre mémoire. Nos soldats se sont battus avec le courage, la hargne de véritables héros. Ne les oublions pas. Ne les oublions jamais. Pour honorer leur mémoire, la Ville de Poissy a décidé de faire revivre cette période avec l’exposition que nous venons d’inaugurer. Permettez-moi ici de remercier l’implication des services de la Ville qui ont magnifiquement œuvré à la création et à la mise en place de cette exposition. Merci également à nos élus en charge de l’organisation de l’ensemble des cérémonies et de l’exposition de ce jour. Merci à Raymond Letellier délégué aux anciens combattants, Jean-Jacques Nicot délégué au commerce et aux fêtes et cérémonies, Florence Xolin, adjointe au patrimoine et au tourisme et bien sûr merci à l’organisateur de cette exposition, Vincent-Richard Bloch mon adjoint à la culture pour la qualité de ce souvenir qiu fera date dans l’histoire de Poissy.

*** Comme vous venez de le voir avec nous, dans ce cadre magnifique du Château de Villiers, la Ville de Poissy vous propose une exposition riche et très diverses. Nous avons la chance de pouvoir vous présenter 4 grandes expositions : - L’exposition des archives du Conseil général des Yvelines « Les Français et la Guerre » - L’exposition de Raymond Renefer, « correspondance et œuvres de la guerre » vous propose une plongée au cœur du quotidien des Poilus. - L’exposition des archives municipales de la Ville de Poissy qui vous présenteront les objets personnels des familles pisciacaises. - L’exposition des associations « Histoire et Passions » et « histoire et patrimoine militaire » qui nous permet de retrouver les objets, costumes, armes et artisanat des soldats de la grande guerre. Parallèlement à ces expositions, l’association de modélisme et figurisme de Poissy vous propose, via un diaporama, une reconstitution de la signature de l’armistice du 11 novembre 1918. 

Je n’oublie pas, bien sûr, le prêt par nos amis sapeurs-pompiers des uniformes et des matériels d’époque et également la mise à disposition de la collection personnelle de Vincent-Richard Bloch.

*** Mais dans la mémoire collective, la guerre de 14 c’est aussi et avant tout l’horreur des tranchées. La vie dans les tranchées a été horriblement dure : le danger permanent, le froid hivernal, les rats, les poux, les odeurs nauséabondes, l’absence presque totale d’hygiène et le ravitaillement mal assuré, ainsi que la pluie et la boue, ont été le quotidien et les grands ennemis de nos soldats. L’enfer des tranchées reste difficilement imaginable: les combats sporadiques, les gazages, les pilonnages toujours plus violents, les attaques au lance-flammes mais surtout la peur, omniprésente. «Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes et nous l’avons fait», écrira l’académicien Maurice Genevoix, alors étudiant précipité dans la guerre de tranchées. Trous d’obus aménagés et reliés par des fossés creusés par les soldats, les tranchées étaient le théâtre de l’horreur, de l’attente de la mort. Malgré la peur, elles étaient aussi un monde de camaraderie, d’une solidarité sans faille entre soldats d’une même unité qui trouvaient le réconfort dans les plaisanteries, les chansons ou les lettres écrites à leurs familles. C’est pour que personne n’oublie l’horreur vécue au quotidien par nos poilus que nous avons décidé de creuser, pour cette exposition, une tranchée à l’identique de ce qui se faisait pendant la guerre. Nous avons également installé un bivouac tel que nos soldats ont pu en trouver à l’époque. Je voudrais ici remercier tous les bénévoles qui ont œuvré à la réalisation de cette tranchée. Les bénévoles de la Saint Louis mais aussi ceux d’Histoires et Passion. Je remercie donc pour HISTOIRES ET PASSION - Christophe GUILLEMET - Thierry VIENET - Jacques SCHNEIDER - Jean Philippe PENOT Et pour la Saint Louis - Gérard et Béatrice MOITRIER - Jean Marie, Françoise et Pierre Alexandre DUCHESNE Comme je vous le disais, cette exposition est là pour honorer nos soldats, leur mémoire. J’ai souhaité que ce formidable travail soit également fait en direction de nos jeunes. La transmission, la mémoire est l’un de nos devoirs. C’est ainsi que nos écoles, nos collèges viendront visiter cette exposition dès demain. Le week-end prochain, samedi 15 novembre, d’autres festivités se dérouleront au cœur de notre Ville avec notamment des figurants en costume qui nous feront vivre, ici même, cette tranchée, ce bivouac. Nous aurons également, à 15h30, un défilé avec véhicules d’époque, taxi de la Marne, ambulance. Ce défilé se terminera place de la République par une aubade du Pipe band de la 51 Highland Division Mémorial et la Saint Louis.

*** Mes chers amis, Poissy n’oublie jamais ses héros. Avant d’inaugurer cette exposition et visiter tranchée et Bivouac, mêlons poésie et histoire en méditant sur les mots que Blaise Cendrars, écrivain et poète mais aussi grand mutilé de la 1ère guerre mondiale écrivit à son retour dans son recueil « la main coupée ». « Le métier d’homme de guerre est une chose abominable et pleins de cicatrices, comme la poésie » Dans quelques instants, nous découvrirons ensemble cette exposition et dans une petite demi-heure, nous nous retrouverons à l’entrée de la Tranchée où nous attendent d’autres surprises historiques. Mais Ecoutons maintenant la chanson de Florent Pagny, « le Soldat » sur une composition de Calogéro magnifiquement interprétée par deux professeurs de notre conservatoire Françoise et Jacques-André Périni.

Vive Poissy, Vive la République, Vive la France !