TwitterFacebook

Karl Olive,
Maire de Poissy,
Vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise
Vice-président du Conseil départemental des Yvelines

 

Monsieur le Ministre, Cher David Douillet

Monsieur le Conseiller régional, Cher Eddie Aït

Monsieur le Vice-Président du Conseil départemental, Cher Jean François Raynal

Madame la conseillère départementale, Chère Elodie Sornay

Mesdames et Messieurs les Maires

Mesdames et Messieurs les Elus,

Mesdames et Messieurs les Porte-Drapeaux,

Mesdames et Messieurs,

Chers Pisciacaises, Chers Pisciacais,

1945-2015. 70 ans ont passé depuis la fin de la seconde guerre mondiale. Depuis 1939, l’Europe entière espérait que cesse cette tragédie. 1945 sera également marquée par la libération des camps de concentration et la découverte de l’atrocité de la solution finale qui entraina dans la mort plus de 6 millions d’êtres humains. Nous leur avons rendu hommage, ici même, le 26 avril dernier, lors de la cérémonie en hommage aux victimes de la déportation. Mais que cette guerre fut longue et douloureuse ! 6 années terribles où notre pays, nos pays amis vécurent dans des peurs et des privations totalement inhumaines.

*** Le tournant de la seconde guerre mondiale se produit lors de la bataille d’El Alamein en octobre 1942. A partir de cette date, les armées allemandes subissent défaite sur défaite et reculent sur tous les fronts. En février 1945, la Ville de Dresde est écrasée sous les bombes. La jonction des troupes soviétiques et anglo-américaines a lieu le 25 avril 1945 au milieu de l’Allemagne, sur l’Elbe. Le 30 avril, le suicide d’Adolf Hitler, terré dans son bunker de Berlin, sonne le glas des espoirs allemands. Il revient à son successeur, l’amiral Donitz de demander la cessation des combats aux puissances alliées. C’est le général Alfred Jodl, chef d’état-major de la Wehrmacht qui se rend à Reims au quartier général des forces alliées du Général Dwight Eisenhower. La capitulation, sans condition de l’Allemagne, sera signée dans la nuit du 6 au 7 mai 1945. Du côté des Alliés, c’est le général Eisenhower, commandant suprême des Alliés et le général soviétique Ivan Sousloparov qui signent l’acte de capitulation au nom des vainqueurs. Bien que la France se fût officiellement retirée de la guerre avec l’armistice du 22 juin 1940, le gouvernement du général de Gaulle est représenté par son chef d’état-major François Sevez. Il contresignera cette capitulation en qualité de simple témoin. Mais pour Staline, la capitulation de Reims ne suffit pas. Il faut aussi qu’elle soit également ratifiée au cœur du 3ème Reich en zone d’occupation soviétique. Cette formalité sera accomplie, le lendemain, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov. A cette occasion c’est le général de Lattre de Tassigny qui représentera le gouvernement du général de Gaulle. Mais la capitulation n’est pas la paix.

Le Japon continue un combat désespéré contre les Américains dans l’océan pacifique. Il faudra les deux explosions atomiques de Hiroshima et Nagasaki, les 6 et 9 août 1945 , pour les contraindre à capituler, près de 4 mois après l’Allemagne. Mais le 8 mai restera pour nous tous la date de la fin de cette tragédie et le jour de la victoire contre l’oppresseur, l’occupant. Le Général de Gaulle, dès la signature de la capitulation allemande, prononcera un discours diffusé à la radio. Souvenons-nous de ces mots : « La guerre est gagnée ! Voici la Victoire ! C’est la victoire des Nations unies et c’est la victoire de la France ! L’ennemi allemand vient de capituler devant les armées alliées de l’Ouest et de l’Est. Le commandement français était présent et partie à l’acte de capitulation. Dans l’état de désor¬ganisation où se trouvent les pouvoirs publics et le commandement militaire allemands, il est possible que certains groupes ennemis veuillent, çà et là, prolonger pour leur propre compte une résistance sans issue. Mais l’Allemagne est abattue et elle a signé son désastre ! Tandis que les rayons de la gloire font, une fois de plus, resplendir nos drapeaux, la patrie porte sa pensée et son amour d’abord vers ceux qui sont morts pour elle, ensuite vers ceux qui ont, pour son service, tant combattu et tant souffert ! Pas un effort de ses soldats, de ses marins, de ses aviateurs, pas un acte de courage ou d’abnégation de ses fils et de ses filles, pas une souffrance de ses hommes et de ses femmes prisonniers, pas un deuil, pas un sacrifice, pas une larme, n’auront donc été perdus ! Dans la joie et la fierté nationale, le peuple français adresse son fraternel salut à ses vail¬lants alliés qui, comme lui, pour la même cause que lui, ont durement, longuement, prodigué leurs peines, à leurs héroïques armées et aux chefs qui les commandent, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui, dans le monde, ont lutté, pâti, travaillé, pour que l’emportent, à la fin des fins, la justice et la liberté. Honneur ! Honneur pour toujours, à nos armées et à leurs chefs ! Honneur à notre peuple, que des épreuves terribles n’ont pu réduire, ni fléchir ! Honneur aux Nations unies, qui ont mêlé leur sang à notre sang, leurs peines à nos peines, leur espérance à notre espérance et qui, aujourd’hui, triom¬phent avec nous. » Que d’émotion à entendre les mots de victoire de celui dont le courage a permis à la France de redresser la tête, de reconquérir une fierté perdue par l’armistice de 1940 et le gouvernement de Vichy. Si personne ne pourra oublier une guerre qui a tant meurtri notre continent, personne ne pourra également oublier celui grâce auquel notre peuple, notre Patrie, a recouvert l’espoir, la foi en la victoire et en la liberté retrouvée. Le général de Gaulle restera à jamais comme le sauveur d’une Nation en détresse. Un homme dont les alliés avaient également compris la grandeur. *** 1945-2015. Notre chère Ville de Poissy aussi se souvient. Le 8 mai 1945, le jour de la Victoire comme il fut immédiatement appelé, à 15 heures, un défilé grandiose fut organisé au son des cloches et de toutes les sirènes de la Ville. Les grandes orgues des églises entonnant aussi une Marseillaise longtemps espérée ! A partir du 20 mai, c’est avec bonheur que les Pisciacais voient revenir les prisonniers rendant enfin joie et émotion aux familles. *** 70 ans ont passé et notre pays, avec respect, mémoire, commémore ceux dont le courage fait qu’aujourd’hui nous vivons en hommes et femmes libres. Ne les oublions jamais. N’oublions également jamais que nous avons le devoir de transmettre à nos enfants, à nos petits-enfants un territoire où seule la paix peut et doit fleurir. Car comme le disait Aristote, « L’objet de la guerre, c’est la paix. » Nos anciens ont fait la guerre Nos anciens ont conquis la paix. Sachons la garder. Pour la transmettre.

Plus que jamais, mes amis, Vive Poissy Vive la République, Vive la France !