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Karl Olive,
Maire de Poissy,
Vice-président de la communauté urbaine Grand Paris Seine & Oise
Vice-président du Conseil départemental des Yvelines

 

Mesdames et Messieurs,

Quel symbole d’organiser ici ce rassemblement yvelinois sur la PLACE de LA REPUBLIQUE à Poissy. C’est ici que s’érigent en lettres majuscules Liberté Egalité Fraternité. C’est cette PLACE DE LA REPUBLIQUE que nous avons choisie pour vous faire part de notre inquiétude, de notre incompréhension et de notre colère à tous face à la baisse brutale, monumentale et galopante des baisses des dotations imposées par l’ETAT. On voudrait tuer les communes, on ne s’y prendrait pas mieux. La commune, principale pierre de l’édifice France que nous façonnons ensemble siècle après siècle. La commune, lien indéfectible de proximité entre les administrés et leurs maires, leurs agents et leurs élus. Mesdames, Messieurs, Vous avez devant vous des ELUS RESPONSABLES venus de tout le Département. Nous ne sommes PAS ICI POUR PLEURER SUR NOTRE SORT Oui nous mesurons notre responsabilité à participer au désendettement nécessaire de notre pays et qui traversent les décennies. Oui, Nous en avons tous pleinement conscience. Oui, et nous y participons au quotidien. Quelques mots significatifs sur Poissy. Entre mars 2014 et décembre 2014, nous avons baissé nos charges générales de 7% En 2015, nous poursuivons cet effort sans précédent de 5%. Du jamais vu ici depuis les années 80. Dans le même temps, nous avons décidé un plan de cession immobilier de près 1 millions 5 par an. Nous générons des économies en rapatriant des services publics de bâtiments où nous sommes locataires dans des bâtiments appartenant à la Ville. 500.000 euros d’économies dans les trois prochaines années. Etc, etc,,,,, Nos élus et nos agents ont pris la mesure de l’urgence de la situation et je les félicite au nom des Pisciacais. Il faut être honnête, oui nous avions appréhendé la baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement ici comme ailleurs. En mars 2014, elle était fixée par l’Etat sur 2014, 2015, 2016 et 2017 à 570.000 euros chaque année, soit 2.300.000 au début de 2017….. Juste avant la Présidentielle. Un hasard surement. Oui comme beaucoup d’autres de mes collègues, de droite comme de gauche, dans ces conditions et fort d’une gestion en bon père de famille, nous affichions notre détermination à ne pas augmenter les impôts avec le même niveau de service au public. Mais le projet de finance 2015 est passé par là. Ecoutez bien. Ce ne sont plus finalement 2 millions 3 que l’Etat ne versera pas à la Ville de Poissy jusqu’en 2017, mais 10 millions 6. Un cadeau de Noel que nous avons découvert au pied du sapin à la fin de l’année dernière. Personne ne s’y attendait, ici comme ailleurs : 2 millions en 2015, 3.5 millions en 2016, 4.7 millions en 2017. Les chiffres sont publics et nous travaillons à livre ouvert. Nous n’avons rien à cacher ! 

ET à ce stade Mesdames, Messieurs, nous ne parlons pas du FPIC –le Fonds de Péréquation Intercommunal, une dime pour la solidarité envers les villes qui en ont besoin. Elle a bon dos la solidarité quand on nous l’impose à géométrie variable. A ce stade, Mesdames Messieurs, je ne parle pas non plus de cette loi dont personne ne voulait, cette loi qu’on nous oblige à payer, cette loi qui ne satisfait personne, les enfants, les parents, les enseignements, les élus. Je veux parler bien sûr des rythmes scolaires qui coûtent chaque année à Poissy 700.000 euros. Entre la DGF, le FPIC et les rythmes scolaires, ce sont l’équivalent de 12 points de fiscalité avant même de commencer l’année ! Et je ne parle que de l’année 2015. On pourrait équilibrer notre budget avec notre épargne me direzvous. Oui mais Poissy, c’est la double peine. Et là encore, je ne me cache pas derrière mon petit doigt. 250 agents supplémentaires embauchés entre 2008 et 2014 par la municipalité socialiste. Nous devrions être entre 750 et 800 pour refléter la moyenne nationale des villes de 40.000 habitants, nous sommes 1200. ET dans la fonction publique – et c’est comme ça – ce n’est pas en deux ans que vous revenez à l’équilibre. Même sanction concernant notre trésorerie. En 2011, elle était à 7 millions. Elle était à 2 millions en 2014. Voilà, Mesdames, Messieurs, Vous comprenez le pourquoi du rassemblement de ce matin. Ce que Poissy vit, toutes les communes de France le vivent. De droite comme de gauche, sans exclusive. C’est pourquoi nous participons à l’appel du 19 septembre voulu par François Baroin, le président des maires de France. L’Etat Français est capable d’aller frapper à la porte de l’Europe pour demander à un étalement de la dette du pays. De la même manière, l’Etat Français a le droit et le devoir d’entendre et d’écouter les maires de France qui lui demandent unanimement un étalement de la baisse de la DGF pour sauver nos communes. Le Président Hollande disait hier que tout le monde devait faire des efforts. Monsieur le Président, on ne fait que ça faire des efforts, ici comme ailleurs. Au quotidien. Ne feignez pas de ne pas vous en rendre compte ! Oui nous pouvons augmenter fortement les impôts locaux pour répondre à vos injonctions intenables. C’est peut-être le message que vous nous envoyer. Des collègues l’ont déjà fait, là encore de droite comme de gauche. Oui, nous pouvons fermer des crèches, des piscines, des théâtres, des écoles, jusqu’au jour où vous nous demanderez pourquoi pas de fermer nos communes. Et bien non ! Mesdames, Messieurs, Pas question de faire l’autruche, Pas question d’attendre que ça se passe et d’être mis sous tutelle. Nous sommes des ELUS RESPONSABLES, vous êtes des chefs d’entreprise responsables, nous sommes des administrés responsables. Merci à tous d’être là ! Nous aimons notre pays et nous nous battons pour qu’il reste ce beau pays qu’il est ! Et ici PLACE de la République, nous sommes venus le rappeler tous ENSEMBLE pour sauver nos communes.

Vive Poissy, vive les Yvelines, vive la Répubique, vice les communes de France et vive la France.