Les origines de Poissy 

 

Dès les premiers siècles de notre ère, les habitants de ce bord de Seine vivent de l’agriculture, de la chasse et de la pêche. La forêt giboyeuse d’ « Iveline » attire les seigneurs et les rois qui y bâtissent des résidences. Le roi Robert II le Pieux, fils d’Hugues Capet, reconstruit le Château Royal et pose en 1016 la première pierre d’une église dédiée à Sainte Marie, église rebâtie au XIIe siècle. Le fils de Blanche de Castille et de Louis VIII, le futur saint Louis, y est rebaptisé le 25 avril 1214.

Son petit-fils, Philippe le Bel, fait construire en son honneur une magnifique abbatiale et un prieuré royal (aujourd’hui détruits) qu’il confie à des Dominicaines. Autour de ses deux églises et de trois couvents, Poissy va connaître une vie religieuse intense.

La cité accueille du 9 au 26 septembre 1561 le Colloque dit de Poissy au cours duquel, en présence du roi de France Charles IX et de Catherine de Médicis, Théodore de Bèze expose la doctrine de l’Eglise réformée en vue d’une conciliation. Malheureusement, le Colloque n’a pas les suites escomptées.

Une ville qui se développe

Poissy n’est alors pas seulement une cité monastique, elle est aussi une cité agricole avec des fermes établies à l’extérieur des murailles de la ville et surtout une cité commerçante qui s’est développée autour de deux pôles : le pont et le marché aux bestiaux.

Le pont sur la Seine, avec ses défenses militaires, ses moulins à moudre le blé et ses deux ports de navigation, attirait les pêcheurs groupés en corporation, les commerçants, les agriculteurs des environs, les voyageurs, les armées en temps de guerre.

Le marché aux bestiaux

Le célèbre marché aux bestiaux, créé dès le Haut Moyen-Âge à l’emplacement de l’actuelle place de la République, était entouré d’une quantité d’artisans : maréchaux-ferrants, charrons, bourreliers, selliers. Il voyait affluer toute une population de commissionnaires en bestiaux et de bouchers chargés d’approvisionner la capitale en viande de boucherie.

Après son agrandissement, dans la première moitié du XIXe siècle, le marché accueille chaque semaine 10 000 bestiaux, bœufs, moutons, venus de toute la France et même de l’étranger. Quelques activités industrielles de type agro-alimentaire (féculeries, raffineries de sucre…) s’établissent dès le début du XIXe siècle. Mais c’est avec la disparition du marché aux bestiaux en 1867 que la ville devient l’une des cités industrielles de la vallée de la Seine.

L'industrie automobile

Se développent alors les activités les plus diverses : industries mécaniques (les bâtiments des usines Rose, maintenant intégrés au tissu urbain, sont encore visibles), matériaux de construction, traitement et fonte des métaux, textiles, cycles et dès 1902, automobiles (établissements Grégoire).

Avec l’installation de Ford à partir de 1938, Poissy se tourne résolument vers l’activité automobile. Les sous-traitants développent leurs activités non loin de leur client principal, Ford, puis Simca, Chrysler et enfin Peugeot devenu Groupe PSA Peugeot-Citroën. A partir de 1968, date de l’installation de l’usine Rochas, s’ouvre une période de diversification des activités, qui se poursuit encore de nos jours. Le groupe PSA a fait, ces dernières années, le choix de renforcer sa présence, confirmant Poissy dans sa vocation de ville industrielle.